Mon compte

Couvreur / Couvreuse du patrimoine bâti

Secteur :  Architecture

couvreur.jpgLe couvreur monte et restaure les toitures. Il renforce la solidité et l’imperméabilité de la toiture, vérifie l’état de la charpente et choisit le mode de couverture. Certains couvreurs dits « ornemanistes » sont les spécialistes des ornements de toiture : œil de boeuf, lucarne réalisés en plomb, zinc ou cuivre, selon des méthodes traditionnelles.

Professionnel de l’enveloppe extérieure, le couvreur assure avant tout l’étanchéité et la mise hors d’eau des bâtiments. Il peut se charger de la réalisation, de l’entretien et de la réparation de la couverture de constructions récentes ou traditionnelles. Il peut aussi s’occuper de la réfection et du remaniement de la couverture de bâtiments anciens.

Les éléments principaux d’un toit sont les versants (pans de couverture correspondant aux plans inclinés d’un toit) délimités par les rives latérales (lignes délimitant les bords latéraux des pans de toiture), l’égout (ligne basse du versant d’un toit) et le faîtage (intersection de deux versants formant la ligne la plus haute du toit). Les toitures peuvent être très diverses (à un, deux, trois, quatre versants ou plus, à la Mansart, conique...) présentant des éléments spéciaux (abside, dôme, coupole...). Sur les plus ouvragées, on trouve aussi des lucarnes, des oeils de bœuf.

En France, il existe un éventail très large de couvertures dont les plus traditionnelles sont les couvertures végétales (bois, chaume, brande), les couvertures en pierre (pierres sèches, lauzes, ardoises), les couvertures en terre cuite (tuiles plates, tuiles romaines, tuiles canal, tuiles à emboîtement ou à glissement) et les couvertures en feuilles de métal (cuivre, plomb, zinc). Le choix du matériau à poser s’effectue en fonction de la nature du bâtiment, des caractéristiques de la toiture (pente et forme du toit, type de charpente...). Il dépend souvent de la tradition régionale née en partie des matières naturelles autrefois disponibles dans un secteur géographique proche, des conditions climatiques, de la topographie. Par ailleurs, il nécessite de prendre en compte l’environnement architectural et paysager.

La mise en place des échafaudages relève la plupart du temps de la compétence du couvreur. La multiplicité des matériaux de couverture, des formes de toits et des techniques à mettre en œuvre rend très riche et varié le métier de couvreur.

Profil

Intérêt pour le patrimoine bâti ; bonne forme physique ; bonne perception des volumes ; aptitude au travail en extérieur ; sens du travail en équipe.

Débouchés

Le plus souvent, un couvreur est capable de poser différents matériaux et de travailler aussi bien en neuf qu’en restauration d’ancien. Il maîtrise les nombreuses techniques adaptées aux différentes couvertures. En 2002, le nombre d’entreprises de couverture inscrites au répertoire SIREN des entreprises artisanales (RSA) s’élevait à 11 249.

Le métier de couvreur offre des possibilités d’évolution de carrière. Le salaire d’un couvreur débutant commence au SMIC. Après quelques années d’expérience, le couvreur peut évoluer vers les fonctions d’ouvrier hautement qualifié puis assumer la fonction de chef d’équipe. Par la suite, il peut devenir chef de chantier ou s’installer à son compte comme artisan. La profession de couvreur est très demandeuse de main d’œuvre.

Plus d'informations

Formation initiale

Niveau V

  • CAP couvreur, 2 ans
  • BEP technique du toit, 2 ans
  • MC zinguerie, 1 an

Niveau IV

  • BP couvreur, 2 ans
  • BP étanchéité du bâtiment et des travaux publics, 2 ans
  • BAC PRO technicien du bâtiment : études et économie, 2 ans

Niveau III

  • BTS charpente-couverture, 2 ans

Formation professionnelle continue

Certains diplômes peuvent être préparés dans le cadre de la formation professionnelle continue. Des formations non diplômantes, d’une durée variable, permettent de suivre une initiation, une formation complète ou un perfectionnement.

Formations en Normandie